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Lorsque la famille s’agrandit... Côté maman (1ère partie)
Existe-t-il un moment propice pour envisager une nouvelle grossesse ?
Le choix d’agrandir la famille est tout à fait personnel… Chaque couple prendra sa décision en fonction du contexte familial (ses précédentes expériences, son histoire familiale, ses modèles), du contexte médical et du contexte socio-économique.
Chaque parcours de vie est donc différent...
Il reste que :
Désirer une nouvelle grossesse, un autre enfant, cela se décide à deux lorsque l’on se sent prêt et prête.
Pourtant, étant donné que la femme engage son corps dans cette aventure, que représente la grossesse, il est plus que primordial qu’elle se soit remise autant physiquement que mentalement de la précédente grossesse, avant d’en envisager une autre.
Par exemple, si la naissance précédente s’est faite par césarienne, il est préférable de respecter un minimum d’une année avant de débuter une nouvelle grossesse. Ceci pour s’assurer d’une bonne cicatrisation de l’utérus.
De la même manière, si vous avez rencontré des problèmes lors de la grossesse précédente, ou si l’accouchement ne s’est pas passé comme vous le souhaitiez, il se peut que vous ne vous sentiez pas encore prêt et prête pour revivre cette aventure. Il faut prendre du recul, et cela nécessite parfois plusieurs années. Il serait dommage de mal vivre cette grossesse, car au fond, vous ne vous sentiez pas prête.
Sachez toutefois que toutes les grossesses et tous les accouchements sont dans la majorité des cas, tous différents.
Chaque enfant écrit d’une certaine manière sa propre histoire, dès le début.
A quoi s’attendre pendant la grossesse ?
Votre gynécologue et votre sage-femme s’intéresseront bien sûr à l’histoire des précédentes grossesses.
En effet, certaines pathologies médicales (hypertension, diabète…) doivent être surveillées de près, et de façon précoce, lors des grossesses suivantes.
Mais la comparaison s’arrêtera là, car encore une fois, rares sont les grossesses, qui se ressemblent.
Vous avez eu des nausées et vomissement répétés et difficiles ? Vous aurez peut-être la bonne surprise d’y échapper cette fois-ci.
Vous étiez en forme jusqu’au bout, lors de votre première grossesse ? Il se peut que vous ressentiez le besoin de ralentir la cadence, pour cette grossesse. Cela est d’autant plus vrai, lorsque les grossesses sont rapprochées (pour cause d’enfant en bas âge, évidemment), ou lorsqu’il s’agit d’une 3ème ou 4ème grossesse, les douleurs ligamentaires étant plus fréquentes et plus précoces.
Que vous soyez plutôt sereine, ou plutôt inquiète, sachez profiter de ce temps, ces 9 longs mois, qui vont vous permettre de vous organiser et de vous préparer à l’arrivée de ce nouvel être dans votre vie.
Bien que cela puisse paraître difficile, lorsque l’on est déjà bien occupé avec les aînés, essayez de vous accorder du temps à vous et à votre bébé. Les cours de préparation à la naissance sont une bonne occasion de se poser et de faire connaissance avec ce nouveau membre de la famille, encore in utéro.
Accouchement plus facile, mythe ou réalité ?
Certaines mamans ne seront pas d’accord (chacun partant de sa propre expérience), pourtant, ceci est bien connu des gynécologues et sages-femmes, le premier accouchement reste statistiquement le plus long et le plus éprouvant pour une femme.
Le corps a une mémoire et lors de la mise en route du travail, il semblerait qu’il se rappelle du mode opératoire.
En moyenne de 12h pour un premier enfant, cela passe à 9h pour un 2ème et 6h pour le 3ème. Ceci sont des moyennes, à ne pas prendre au pied de la lettre.
Les efforts de poussée sont en moyenne aussi plus courts, du fait d’une maman plus expérimentée.
Quelle place et quel temps pour ce nouveau-venu dans la famille ?
Un nouveau petit être est né. Cet enfant imaginaire est désormais réel et il va falloir réorganiser sa vie de famille. Ce qui peut sembler difficile, n’est en réalité qu’une question de temps et donc de patience. Le rythme déjà installé grâce au premier enfant, ne nécessite que quelques ajustements.
Mais là encore, ne négligez pas le repos, indispensable les 3 premiers mois.
Allaiter, la solution de facilité …
Un des avantages de l’allaitement maternel est son côté pratique : il n’est pas nécessaire de nettoyer, stériliser, transporter, acheter… Tout est là, à la bonne température, toujours disponible, lorsque l’enfant en a besoin.
Tout ce temps gagné, vous permettra de soit vous reposer, soit de passer plus de temps avec votre aîné.
Allaiter son 2ème enfant en présence de son aîné n’entraînera pas forcément de crise de jalousie. Il ne faut donc pas se sentir coupable. Au contraire, il n’y a rien de plus pratique, et c’est une façon d’habituer son aîné(e) à la présence de son petit frère ou de sa petite sœur.
Conseils offerts par
Les conseils ci-dessus sont de Claire Israel et d’Isabelle Delamour, sages-femmes diplômées. Elles sont directrices du Centre de Sages-femmes qui a pour mission d’accompagner la femme dans sa grossesse, son accouchement et les suites de couches, en complémentarité du suivi médical avec le gynécologue-obstétricien.
Plus de renseignements sur le Centre de Sages-femmes ici
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