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L'obésité infantile et l'alimentation

  • 23 Apr 2015
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L'obésité infantile et l'alimentation

L’obésité augmente dans le monde, pas seulement chez les adultes, mais aussi chez les enfants et les adolescents. De plus, les enfants obèses sont de plus en plus jeunes. Est-ce une question d’hérédité? Est-ce qu’on devrait suivre ce que disaient les grand-mères d’autrefois, que plus un enfant est ' rond ', plus il est en bonne santé?

Non aux deux questions!

Les études ont démontré que l’obésité n’avait que rarement un lien d’hérédité. Si certains gènes sont impliqués dans le surpoids, ce n’est pas automatique. Aucun de ces gènes ne rend obese: c’est l’alimentation qui influence en premier lieu l’activité de ces gènes. Par exemple, en 2012 des chercheurs de Harvard ont montré que plus on consomme de sodas, plus les gènes de l’obésité s’activent et contribuent au surpoids. Par contre l’activité physique semble influencer positivement ces gènes: une heure de marche par jour réduit l’influence des gènes de l’obésité a hauteur de 50%.

Le risque qu’un nouveau-né devienne obese dépend des paramètres suivants:

- L’indice de masse corporelle des parents

- Le poids de l’enfant a la naissance

- Le gain de poids de la mère pendant la grossesse

- Le nombre de personnes qui vivent avec l’enfant

- La catégorie socioprofessionnelle

- Le tabagisme pendant la grossesse

Si un enfant obèse n’a pas de maladie particulière, ne suit pas de traitement allopathique (certains médicaments ont un effet sur le poids) et a un système hormonal qui fonctionne bien, il faut étudier ces paramètres. La prévention (grossesse saine) est nettement plus facile à gérer que la guérison, surtout si l’enfant a acquis de mauvaises habitudes d’hygiène de vie (manque de sport, trop d’heures devant la télévision ou l’ordinateur, mauvaise alimentation etc).

L'obésité infantile et l'alimentation

Un enfant en surpoids ou obèse n’est pas forcement en bonne santé. Etre en bonne santé, ce n’est pas l’absence de maladie, mais c’est avoir un organisme qui fonctionne d’une façon optimale, dans l’équilibre. En surpoids, l’enfant se déplace plus difficilement, il est facilement essoufflé, il est souvent embêté par ses camarades, ce qui affecte l’image et la confiance en soi, conduisant l’enfant a manger encore plus pour se consoler ! Son alimentation n’étant pas équilibrée, il peut avoir des problèmes digestifs (constipation, diarrhée, ballonnements), une flore intestinale affaiblie (dûe a l’excès de sucre dans l’alimentation et aux aliments transformés) d’où un système immunitaire défaillant, des problèmes de peau (de simples boutons de chaleur à l’eczéma qui est une inflammation causée par des intolérances alimentaires et des carences), de concentration et de fatigue.

Puisque les cellules adipeuses (adipocytes) grossissent et ensuite se multiplient, un surpoids temporaire peut devenir un surpoids à vie. Un enfant en surpoids a de grandes chances de devenir un adulte obèse plus tard. Ses mauvaises habitudes, les goûts qu’il a appris à aimer (sucre, sel, excès de gras, colorants, exhausteurs de gout – tous ces ajouts industriels qui amusent le palais mais le détournent du ' vrai ' goût des ' vrais ' aliments) feront que plus il tarde à être enseigné et guidé sur les bonnes habitudes alimentaires, plus ce sera dur pour lui. Son organisme sera de plus en plus carencé et il aura souvent cette sensation de ' pas assez ' qui en découle et qui se confond par une fausse faim insatiable.

Comment guider un enfant en surpoids ou obèse?

Il n’est jamais trop tard. La première étape est de voir un bon psychologue avec qui le contact sera facile et agréable pour discuter avec l’enfant – sans les parents! Le but est de détecter avant tout une charge émotionnelle qui conduirait l’enfant à trop manger. J’ai connu tellement d’adultes qui ne sont jamais arrivés à perdre du poids parce qu’il y avait un lien très étroit et fort entre les émotions et le fait de manger.

Ensuite, une visite chez une diététicienne et une nutritionniste est primordiale pour savoir exactement, avec les dernières recherches (car la nutrition est un sujet qui évolue beaucoup), ce dont l’enfant a besoin, dans quelles proportions, comment l’aider à apprécier les repas maison, comment l’encourager et comment le faire progressivement. Elle vous dira certainement de commencer par ne plus acheter d’aliments et de boissons modifiés et transformés (farine blanche, biscuits, boissons sucrées et lactées, boissons gazeuses et jus de fruits, amuse-gueules, chips, repas surgelés…) et de ne pas vous arrêter aux fast foods!

Attention, nous pensons souvent savoir comment bien se nourrir, mais nous manquons d’informations a moins d’être dans le métier et de lire les mises à jour régulièrement! Apprenez maintenant à votre enfant que l’alimentation est faite pour la croissance, pour maintenir et réparer. Si elle est mal suivie, le contraire sera le résultat, bientôt ou bien plus tard dans sa vie.

Conseils offerts par :

Les conseils ci-dessus sont proposés par Diane Desmarais, nutritionniste diplômée en Nutritionnal Medicine (Royaume Uni) et Nutritional Consultant (Etats-Unis). Elle est aussi une ‘Holistic Health Practitioner’.

Diane Desmarais propose des ateliers et causeries à domicile et en entreprise et est joignable à travers son adresse mail diane@desmarais.fr

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