ATHENES (AFP)
Les dirigeants des partis conservateur Nouvelle-Démocratie,
socialiste Pasok et de la gauche modérée (Dimar) devaient
s'entretenir successivement mercredi après-midi pour parachever
leur accord en vue de la formation d'un gouvernement de
coalition.
Antonis Samaras, chef de la droite et vainqueur des législatives
mais sans majorité absolue, devait s'entretenir à 09H00 GMT avec
le dirigeant socialiste, Evangélos Vénizélos, dont le parti est
arrivé en troisième position, avant une rencontre une heure plus
tard avec Fotis Kouvelis du petit parti de gauche modérée Dimar,
selon le bureau de presse de la Nouvelle-Démocratie.
Ces réunions successives devraient déboucher sur une coalition
sous l'égide de la droite, compte tenu qu'expire mercredi soir le
mandat de trois jours imposé lundi au chef du parti arrivé en
tête des législatives pour former un gouvernement, comme le
prévoit la Constitution.
Le scrutin de dimanche, remporté par la droite pro-européenne, a
mis fin à un cycle électoral marqué par la dissolution d'un
premier Parlement élu le 6 mai et qui n'avait pas permis de
constituer un gouvernement.
L'objectif des Grecs est de boucler un exécutif à temps pour
participer à une réunion de l'Eurogroupe jeudi qui doit examiner
notamment les moyens de maintenir la perfusion financière sous
laquelle a été placée la Grèce.
Au coeur des tractations entre partis, la plate-forme politique
commune qui doit servir de base pour négocier avec les créanciers
de la Grèce et tenter d'assouplir l'ensemble très rigide de
mesures imposées à ce pays, qui ont conduit à une chute brutale
du niveau de vie des Grecs et accentué la récession.
Pour M. Samaras, tout comme pour M. Vénizélos, il était essentiel
de convaincre Dimar, favorable à l'euro de participer au
gouvernement ou tout au moins de le soutenir pour éviter un
simple retour au couple désavoué précédent et apporter une
caution de gauche.
M. Kouvélis a indiqué mardi soir que le Dimar se contenterait de
soutenir le gouvernement au parlement mais que ses cadres n'y
participeraient pas.
"Ils sont en train de résoudre les mots-croisés du nouveau
gouvernement", titrait mercredi le quotidien centre-gauche Ta
Néa.
Pour Kathimérini (libéral), "L'accord sur un gouvernement de
coalition en train de se finaliser".