BAMAKO (AFP)
Le gouvernement de transition du Mali a annoncé lundi à Bamako la
création d'un "corps d'élite indépendant de 1.200 éléments
chargés d'assurer la protection des institutions de la
République".
"Placées sous l'autorité directe du président de la République,
ces forces spéciales vont assurer la sécurité du chef de l'Etat,
du Premier ministre, du président de l'Assemblée nationale et des
présidents des autres institutions de la République" mises en
place pour un an, indique un communiqué du ministère malien de la
Communication.
Le texte précise que la création de cette force répond "au voeu
légitime exprimé dans ce domaine par les dirigeants de la
Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao)",
lors d'un sommet samedi à Ouagadougou.
Les membres de cette force spéciale seront issus "de la dernière
promotion de l'école de la gendarmerie nationale et de l'école de
police dont la cérémonie de baptême a eu lieu le 5 juillet 2012",
précise le ministère de la Communication.
"En accord avec le président Dioncounda Traoré", qui réside à
Paris depuis plus d'un mois après avoir été violemment agressé
par des manifestants dans son bureau à Bamako, "le Premier
ministre Cheick Modibo Diarra, au cours de ses déplacements à
l'étranger, a sollicité les pays amis du Mali pour parfaire la
formation de ce corps d'élite et renforcer son équipement
matériel et logistique", selon le ministère.
"Les premiers engagements dans ce sens sont positifs et le
gouvernement espère voir leur mise en ouvre dans les meilleurs
délais", ajoute-t-il.
Le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, astrophysicien de
renommée internationale, s'est récemment rendu en Algérie, en
France et au Maroc.
Réunis samedi à Ouagadougou, des chefs d'Etat ouest-africains ont
"exhorté" Dioncounda Traoré à demander "sans délai" à la Cédéao
et l'ONU l'envoi d'une force africaine au Mali, dont la première
mission aurait été de protéger les institutions à Bamako, en
premier lieu M. Traoré lui-même.