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Silvio Berlusconi: "Je n'abandonnerai pas mon parti"

  • 16 Jul 2012
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BERLIN (AFP)
à Cannes

L'ex-chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, dont le retour en politique est évoqué depuis plusieurs jours, affirme: "Tout ce que je peux dire, c'est que je n'abandonnerai pas mon parti", dans une interview au quotidien allemand Bild, lundi.

"On me pose la question souvent et avec insistance. Tout ce que je peux dire, c'est que je n'abandonnerai pas mon parti +Le peuple de la liberté+. Nous allons d'ailleurs revenir à son ancien nom: +Forza Italia+", affirme-t-il au journal le plus lu d'Europe.

Silvio Berlusconi, qui avait dû abandonner les rênes de l'Italie en plein marasme à l'automne dernier, fait durer le suspense sur son éventuel retour en politique et laisse jusqu'à présent monter au front ses lieutenants, convaincus qu'il se présentera aux prochaines élections prévues en 2013.

Interrogé sur les qualités de l'actuel chef de gouvernement, Mario Monti, Berlusconi estime que "sa force réside dans le fait qu'il bénéficie du plus clair soutien qu'un Premier ministre ait jamais eu".

L'ex-chef de gouvernement considère avoir joué un rôle majeur face à la crise: "J'ai été le premier leader occidental de premier plan à avoir perçu le danger de la crise financière et à avoir entrepris des réformes".

"Si nous sommes en mesure de contrôler de nouveau notre budget, c'est en grande partie grâce à mon gouvernement", a-t-il estimé.

Dans une version plus longue de l'interview publiée sur le site internet de Bild, Berlusconi revient par ailleurs sur le "rubygate" et les fêtes qu'il organisait dans sa somptueuse villa des environs de Milan.

"Tout cela est une campagne de calomnie monstrueuse menée par une justice partiellement gauchisante", a-t-il jugé, affirmant que les jeunes filles ayant participé à ces fêtes "n'ont fait que danser, comme dans n'importe quelle discothèque du monde".

Dans le cadre de la gestion de la crise européenne, M. Berlusconi évoque le rôle joué par l'Allemagne et affirme souhaiter "une Allemagne européenne et non une Europe allemande".

"Nous souhaitons de Berlin une politique européenne prévoyante, solidaire et ouverte", insiste-t-il, réfutant par ailleurs une relation de mauvaise qualité avec la chancelière Angela Merkel.

"C'est tout le contraire: ma relation avec Mme Merkel est très cordiale. J'apprécie son ouverture d'esprit, son sérieux, sa compétence et son engagement", dit-il.

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