BERLIN (AFP)
L'ex-chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, dont le
retour en politique est évoqué depuis plusieurs jours, affirme:
"Tout ce que je peux dire, c'est que je n'abandonnerai pas mon
parti", dans une interview au quotidien allemand Bild, lundi.
"On me pose la question souvent et avec insistance. Tout ce que
je peux dire, c'est que je n'abandonnerai pas mon parti +Le
peuple de la liberté+. Nous allons d'ailleurs revenir à son
ancien nom: +Forza Italia+", affirme-t-il au journal le plus lu
d'Europe.
Silvio Berlusconi, qui avait dû abandonner les rênes de l'Italie
en plein marasme à l'automne dernier, fait durer le suspense sur
son éventuel retour en politique et laisse jusqu'à présent monter
au front ses lieutenants, convaincus qu'il se présentera aux
prochaines élections prévues en 2013.
Interrogé sur les qualités de l'actuel chef de gouvernement,
Mario Monti, Berlusconi estime que "sa force réside dans le fait
qu'il bénéficie du plus clair soutien qu'un Premier ministre ait
jamais eu".
L'ex-chef de gouvernement considère avoir joué un rôle majeur
face à la crise: "J'ai été le premier leader occidental de
premier plan à avoir perçu le danger de la crise financière et à
avoir entrepris des réformes".
"Si nous sommes en mesure de contrôler de nouveau notre budget,
c'est en grande partie grâce à mon gouvernement", a-t-il estimé.
Dans une version plus longue de l'interview publiée sur le site
internet de Bild, Berlusconi revient par ailleurs sur le
"rubygate" et les fêtes qu'il organisait dans sa somptueuse villa
des environs de Milan.
"Tout cela est une campagne de calomnie monstrueuse menée par une
justice partiellement gauchisante", a-t-il jugé, affirmant que
les jeunes filles ayant participé à ces fêtes "n'ont fait que
danser, comme dans n'importe quelle discothèque du monde".
Dans le cadre de la gestion de la crise européenne, M. Berlusconi
évoque le rôle joué par l'Allemagne et affirme souhaiter "une
Allemagne européenne et non une Europe allemande".
"Nous souhaitons de Berlin une politique européenne prévoyante,
solidaire et ouverte", insiste-t-il, réfutant par ailleurs une
relation de mauvaise qualité avec la chancelière Angela Merkel.
"C'est tout le contraire: ma relation avec Mme Merkel est très
cordiale. J'apprécie son ouverture d'esprit, son sérieux, sa
compétence et son engagement", dit-il.