KOWEIT (AFP)
Le gouvernement koweïtien a demandé jeudi à la Cour
constitutionnelle de se prononcer sur une loi électorale qu'il
juge non conforme, une décision contestée par l'opposition qui
menace d'organiser des manifestations de rue.
"Tous les experts consultés par le gouvernement ont estimé que
cette loi violait la Constitution", a déclaré le ministre de
l'Information cheikh Mohammed Abdallah Al-Sabah au cours d'une
conférence de presse.
L'opposition affirme que tout changement à la loi électorale de
2006 doit être au préalable débattu par le Parlement après la
dissolution de l'Assemblée actuelle et l'organisation d'élections
anticipées.
Elu en 2009, le Parlement dominé par les partisans du pouvoir a
été dissous en décembre 2011 après des manifestations contre la
corruption. Des élections anticipées, tenues en février, ont été
remportées par l'opposition islamiste.
Mais par une décision sans précédent, la Cour constitutionnelle a
invalidé le 20 juin les élections de février, dissous le
Parlement et rétabli celui de 2009.
Cependant, ce Parlement favorable au gouvernement n'est depuis
jamais arrivé à se réunir faute de quorum. L'opposition veut sa
dissolution et l'organisation d'élections anticipées.
Membre de l'Opep (Organisation des pays producteurs de pétrole),
le Koweït, première monarchie du Golfe à avoir un Parlement élu,
connaît des crises politiques à répétition depuis 2006,
attribuées aux luttes de pouvoir au sein de la dynastie Al-Sabah
qui règne depuis plus de 250 ans.