ki news?
Publicité
 
actu générales

Irak: reprise du travail à Ramadi encore tenue en partie par des insurgés

  • 12 Jan 2014
  • augmenter la taille du texte   réduire la taille du texte
Ramadi (Irak) (AFP)
Une carcasse de voiture dans le centre de Ramadi, chef-lieu de la province d\'Al-Anbar en Irak, le 12 janvier 2014

Le chef-lieu de la province d'Al-Anbar dans l'Ouest irakien, théâtre de combats depuis deux semaines, était toujours contrôlée en partie par des hommes armés mais des fonctionnaires ont repris le travail dimanche dans d'autres quartiers sécurisés par les forces de l'ordre.

Selon la police, après la reconquête de deux quartiers de Ramadi vendredi par les forces irakiennes appuyées par des tribus alliées, deux autres districts de Ramadi restaient encore aux mains d'insurgés, qui contrôlaient également l'intégralité de la ville de Fallouja, distante d'une quarantaine de kilomètres.

Des véhicules blindés et des chars étaient déployés aux intersections de certains quartiers de Ramadi où les employés ont repris le chemin du travail en ce premier jour de la semaine en Irak, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Le gouverneur de la province, Ahmed Khalaf al-Doulaimi, a appelé les fonctionnaires à reprendre le travail, après plusieurs jours d'interruption liés aux heurts et à la présence d'hommes armés dans la ville.

A Al-Boubali, une localité située entre Fallouja et Ramadi, les forces de sécurité étaient aux prises dimanche avec des combattants liés à Al-Qaïda, a indiqué un policier.

Le porte-parole des services anti-terroristes, Sabah Noori, a précisé que plusieurs de ses hommes étaient portés disparus dans cette zone connue pour être un bastion du réseau extrémiste.

Un commandant de milice tribale, Mohammed Khamis Abu Risha sert la main d\'un policier à Ramadi en Irak, le 10 janvier 2014

Déclenchés le 30 décembre avec le démantèlement à Ramadi d'un camp de protestataires sunnites anti-gouvernementaux, les affrontements dans la région d'Al-Anbar ont fait plus de 250 morts, selon un décompte de l'AFP basé sur des sources médicales et officielles.

Quelques jours après ce démantèlement, des centaines d'hommes armés, dont des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda), ont pris le contrôle de Fallouja.

Samedi, des habitants ayant fui cette ville en raison des combats et des difficultés d'approvisionnement en eau, nourriture et carburant, ont commencé à revenir.

La plupart des commerces ont également rouvert dans Fallouja, contrôlée selon des responsables tribaux à la fois par des jihadistes et des membres de tribus hostiles au gouvernement.

Après avoir déployé des renforts tout autour de la ville, l'armée a assuré qu'elle ne mènerait pas d'assaut dans l'immédiat, pour éviter des victimes civiles.

Elle "ne possède ni les armes de précision, ni les services de renseignements, ni la discipline nécessaires pour reprendre Fallouja sans causer de lourdes pertes civiles", a estimé Jessica Lewis, ancien officier de renseignement de l'armée américaine.

Au moins 13 morts dans d'autres violences

La prise de Fallouja et de certaines parties de Ramadi par des jihadistes est une première depuis l'insurrection qui a suivi l'invasion américaine de 2003.

Une voiture de police incendiée le 1er janvier 2014 à Fallouja

Ces deux villes avaient été des bastions insurgés. A Fallouja en 2004, 95 soldats américains avaient été tués et plus de 600 blessés, lors d'une des offensives les plus sanglantes de l'armée américaine depuis le Vietnam.

Face aux violences actuelles, l'administration de Barack Obama a essuyé des critiques sur son retrait d'Irak fin 2011, le sénateur républicain John McCain lui reprochant de n'avoir "pas voulu rester pour consolider les résultats obtenus grâce au sacrifice du sang américain".

La Maison Blanche a rétorqué que "quand il y avait 150.000 soldats, il y avait énormément de violences" en Irak.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a apporté son soutien aux forces et gouvernement irakiens et pressé "les tribus irakiennes, les responsables locaux, et les forces de sécurité dans la province (...) de renforcer leur coopération contre la violence".

A Bagdad, de nouvelles attaques ont fait encore treize morts dimanche, dont huit recrues de l'armée tués dans un attentat à la voiture piégée.

L'Irak est emporté depuis début 2013 dans une spirale de violences, qui ont atteint des niveaux inédits depuis le conflit confessionnel de 2006-2007.

Le bilan des attaques depuis le début du mois a déjà dépassé celui de l'ensemble de janvier 2013, avec plus de 420 morts.

-Discussion - Une carcasse de voiture dans le centre de Ramadi, chef-lieu de la province d'Al-Anbar en Irak, le 12 janvier 2014 Un commandant de milice tribale, Mohammed Khamis Abu Risha sert la main d'un policier à Ramadi en Irak, le 10 janvier 2014 Une voiture de police incendiée le 1er janvier 2014 à Fallouja

related videos

vos réactions

blog comments powered by Disqus

à lire aussi


consulter nos archives

recherche

publicité



most viewed posts