LYON (AFP)
Rémi Garde a annoncé jeudi à la presse qu'il se dirigeait vers
une prolongation de deux ans à Lyon au poste d'entraîneur du
club.
"J'ai effectivement rencontré le président (de Lyon, Jean-Michel
Aulas) ça s'est très bien passé, le président m'a remis
officiellement une proposition de prolongation", a expliqué
l'entraîneur, 46 ans, en poste depuis juin 2011.
"Je vais regarder, étudier, pour l'instant on en est là, tout
simplement, il y a des points à affiner (mais) oui, on va
effectivement dans ce sens là (d'une prolongation), probablement
de deux ans", a ajouté Garde en réponse aux questions des
journalistes.
En succédant à Claude Puel en juin 2011, Garde ne s'était engagé
que pour une année.
La victoire en finale de la Coupe de France, samedi contre
Quevilly (National), qui mettait fin à une disette de titre pour
l'OL depuis 2008, a sans doute été déterminante dans sa décision
d'aller vers une prolongation de contrat, même si l'objectif N.1
du club, une qualification pour la Ligue des champions, semble
compromise.
Natif, comme M. Aulas, de L'Arbresle, commune de l'ouest
lyonnais, Garde bénéficie du soutien de l'ensemble des
composantes de l'Olympique Lyonnais, ce qui était loin d'être le
cas de Puel.
Le conseiller de "JMA", Bernard Lacombe, a d'ailleurs souvent
comparé Garde à Pep Guardiola, l'entraîneur du FC Barcelone, qui
comme lui incarne "l'esprit club".
Et l'ambiance s'est apaisée depuis sa prise de fonction, après
quatre années difficiles dans les rapports entraîneur-joueurs,
puis avec les supporteurs.
D'un naturel calme et discret, son attitude sur le banc a aussi
rapidement tranché avec celle de Claude Puel, souvent agité en
bord de touche.
Bernard Lacombe a connu Rémi Garde en 1988 quand il était revenu
à Lyon comme entraîneur-adjoint aux côtés de Raymond Domenech.
Les deux hommes avaient fait de ce joueur de 22 ans, marqué par
deux graves blessures aux genoux, le capitaine de l'équipe qui
devait remonter en L1 au printemps 1989 après un purgatoire de
six ans.
Et à l'OL, à la suite d'une carrière qui l'a mené à Strasbourg
(L1, 1993-1996) puis Arsenal (1996-1999), l'actuel entraîneur (6
sélections en équipe de France) a occupé, depuis 2003, après
avoir aussi été consultant pour Canal+, les postes
d'entraîneur-adjoint de Paul Le Guen et Gérard Houllier,
d'observateur, de responsable de la cellule de recrutement et, la
saison dernière, de directeur du centre de formation.
Plutôt que sur le banc de l'équipe professionnelle, certains, à
l'Olympique Lyonnais, l'auraient bien vu directeur sportif,
manageur général ou conseiller, un poste occupé par Lacombe. Mais
il a toujours dit qu'il ne voulait pas être celui qui prendrait
sa place.