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Euro/France: Blanc en position de force pour prolonger

  • 20 Jun 2012
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KIEV (AFP)
à la Suède le 19 juin 2012 à Kiev.

Le sélectionneur de l'équipe de France Laurent Blanc a gagné son pari: en se qualifiant pour les quarts de finale de l'Euro-2012, la condition préalable fixée par le président de la FFF, il est désormais en position de force pour prolonger un contrat qui s'arrête fin juin.

"Cela a été très clair, j'ai émis le souhait de continuer en équipe de France, avait-il rappelé le 6 mai pour la énième fois. Je ne mettais pas les résultats de l'Euro dans la balance. Cela ne se passe pas comme ça, j'en prends acte."

La qualification validée mardi à Kiev, malgré la défaite (2-0) contre la Suède en clôture du groupe D, restera donc peut-être comme l'épilogue d'un sujet sensible depuis l'arrivée de Noël Le Graët à la tête du football français en juin 2011.

"On n'en parlera plus", avait même tranché en janvier +NLG+ en reconnaissant des "divergences d'appréciation". "Ce qui nous sépare c'est une date de signature de contrat. Le juge de paix est la compétition. Chacun reste sur sa position mais de façon intelligente et aimable".

Bon gestionnaire, le Breton avait en effet conditionné à un bon parcours à l'Euro la rallonge contractuelle de son sélectionneur, nommé pour deux ans au sortir d'un Mondial-2010 catastrophique par son prédécesseur Fernand Duchaussoy qui avait alors quasiment accepté toutes les conditions exigées par le champion de France 2009 avec Bordeaux.

C'est chose faite et Blanc, qui avouait commencer à être attentif aux "clubs étrangers", est désormais en position de force.

Euro, le 14 juin 2012.

Alors que Le Graët, engagé dans la guerre de l'image et des symboles, a constamment cherché à réduire le train de vie des Bleus et rogner sur les dépenses jugées inutiles, le Cévenol pourrait même avoir le dernier mot sur tout en se rapprochant encore plus de la finale.

Après deux ans d'un mandat initié dans la douleur par deux défaites, il présente en tout cas un bilan sportif plus qu'acceptable.

Avant la défaite contre la Suède, Blanc et ses joueurs étaient restés invaincus durant 23 matches, la 2e plus longue série de l'histoire de la sélection après celle de Jacquet (30) entre 1994 et 1996.

Et Blanc a semble-t-il obtenu l'assentiment de son groupe, qui adhère à son projet, sa méthode et respecte l'ex-immense joueur qu'il a été.

"Jusqu'à présent, Blanc n'a fait que des choix gagnants, l'a même encensé Clichy. Cela montre qu'il connaît bien le foot."

"Contre vents et marées, il n'a pas écouté les critiques", s'est pour sa part félicité un Ribéry tiré de sa descente aux enfers par Blanc. "C'est la plus belle marque de confiance qu'on puisse avoir".

à la Suède, le 19 juin 2012 à Kiev.

Côté négatif, Blanc, qui a hérité de la 21e équipe au classement FIFA, n'a pas encore réussi à la ramener dans le Top 10 (14e).

Et s'il a réussi à améliorer globalement l'appréciation générale des Bleus, en guerre ouverte avec l'opinion publique en juillet 2010, l'équilibre est instable et les insultes de Nasri le 11 juin ont rappelé qu'un dérapage était toujours possible.

Mais il faut bien que Blanc ait encore du travail d'ici le Mondial-2014!

"On a rendez-vous après l'Euro, quoi qu'il arrive et pas avant", assurait encore le président de la FFF il y a quelques jours. Histoire de ne pas perdre trop de temps, les deux hommes peuvent quand même commencer à regarder leur agenda.

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