PARIS (AFP)
Les quatre joueurs de l'équipe de France au comportement
controversé durant l'Euro-2012 devraient être reçus par la
commission de discipline de la Fédération (FFF) le 27 juillet,
selon une source proche du dossier, confirmant une information
publiée mercredi sur lequipe.fr.
"Le 27 juillet, c'est ce qui se préfigure, a-t-elle confié à
l'AFP. Les uns et les autres ont porté atteinte à ce que doit
être un joueur de l'équipe de France, l'attachement au maillot,
au coq. Le comportement est le lien commun entre les quatre, mais
à des degrés complètement différents. Il y a des griefs, et la
commission fera le tri".
Le Comité exécutif de la FFF a décidé mardi de traduire devant la
commission de discipline Samir Nasri, Hatem Ben Arfa, Jérémy
Ménez et Yann Mvila pour des faits et gestes ayant nui à l'image
des Bleus.
Nasri est sans doute le joueur qui risque le plus, après avoir
lancé un "ferme ta gueule!" en célébrant son égalisation face à
l'Angleterre (1-1), à destination du journal L'Equipe, puis en
ayant copieusement insulté un journaliste de l'AFP à l'issue du
quart de finale Espagne-France (2-0).
Le milieu de Manchester City a commenté par la suite sur Twitter:
"Trop de contre-vérités circulent en ce moment. Que les
supporters et tout particulièrement les enfants sachent que je
regrette sincèrement que mes paroles ait (sic, ndlr) pu les
choquer. J'aime l'EDF, le football et j'ai un profond respect
pour le public".
"Pour le reste, il s'agit d'une affaire personnelle entre
quelques journalistes et moi. Je m'en expliquerai quand le moment
sera venu", ajoute-t-il dans un troisième tweet.
Ben Arfa est convoqué pour sa courte altercation avec le
sélectionneur Laurent Blanc dans le vestiaire à l'issue de
France-Suède (0-2), même si selon l'adjoint Alain Boghossian les
deux hommes se sont rapidement serré la main.
Il est reproché deux actes à Ménez, effectués face à l'Espagne:
avoir rembarré son capitaine Hugo Lloris, même si ce dernier l'a
ensuite dédouané, et avoir insulté l'arbitre (qui l'a sanctionné
d'un carton jaune).
Mvila, enfin, est coupable d'avoir regagné sa place sur le banc
sans avoir serré la main de son entraîneur ni de son remplaçant,
Olivier Giroud. Il s'en est depuis expliqué et a présenté ses
excuses.