PARIS (AFP)
L'équipe de France va se mesurer au mètre-étalon du basket
européen, l'Espagne, championne d'Europe en titre, et pouvoir
ainsi juger du chemin qui lui reste à accomplir pour être prête
pour les JO, mardi (22H15) à Madrid.
Après quatre premiers matches -contre l'Italie (deux fois), la
Côte d'Ivoire et la Grande-Bretagne, dont les Bleus n'ont guère
pu tirer d'enseignements en l'absence de plusieurs joueurs
majeurs-, les choses sérieuses commencent pour eux cette semaine
avec quatre matches au programme.
On en saura un peu plus sur l'état de forme des Français après
leur deuxième match contre l'Espagne, dimanche au Palais
omnisports de Paris-Bercy. Entre-temps, ils auront rencontré la
Belgique jeudi à Gravelines et le Belarus vendredi à Liévin.
Ils n'auront ensuite plus que le tournoi de Strasbourg (19-23
juillet), à la veille du départ pour Londres, pour peaufiner leur
préparation. Dans tout ceci, l'Espagne, prétendant assumé à la
médaille olympique, représente donc un double test clé.
Depuis dimanche, les Tricolores connaissent leur groupe aux JO.
Ils savent qu'ils leur faudra mettre derrière eux un gros (les
Etats-Unis, l'Argentine ou la Lituanie) s'ils ne veulent pas
courir le risque de retrouver en quarts de finale les Espagnols,
grands favoris de l'autre groupe.
Depuis plusieurs années, l'Espagne de Pau Gasol et Juan Carlos
Navarro est devenue le modèle à suivre pour les Bleus. Depuis
2006, elle a pris part à cinq des six grandes finales
internationales, en gagnant trois (Mondial-2006, Euros 2009 et
2011).
L'été dernier, une seule équipe est parvenue à battre la France,
victorieuse de 18 de ses 21 matches: l'Espagne. Les Espagnols ont
fait tourner la tête des coéquipiers de Tony Parker en
préparation de l'Euro, puis au deuxième tour de cette
compétition, et enfin en finale (98-85).
Les intérieurs espagnols, Pau et Marc Gasol, et Serge Ibaka vont
permettre de se faire une première idée de l'état de la raquette
française, sur laquelle plane quelques doutes depuis l'annonce du
forfait de Joakim Noah, et en l'absence d'Ali Traoré, toujours en
rééducation pour son genou.
Tony Parker, qui n'a joué que cinq minutes samedi face à la
Grande-Bretagne, quelques heures seulement après avoir obtenu le
feu vert des médecins pour participer aux JO malgré sa blessure à
un oeil, s'est vu prescrire un programme de remise en forme
individualisé.
Vincent Collet voudra encore le préserver lors de ce premier
match contre les Espagnols. Même s'il ne sera pas facile de
contenir les envies de jeu de Parker, surtout contre un tel
adversaire. Mais avec Nando de Colo notamment, l'entraîneur
français a d'autres solutions à la mène.
Nicolas Batum ne sera pas sur le parquet. L'ailier de Portland,
qui a fait part de son souhait de s'engager avec Minnesota, doit
attendre le 11 juillet, au plus tôt, pour signer son nouveau
contrat NBA et pouvoir ainsi être assuré avec l'équipe de France.
Il espère pouvoir être du deuxième match dimanche.