STRASBOURG (AFP)
L'équipe de France masculine de handball a dominé l'Espagne
(31-24) en finale de l'Eurotournoi dimanche à Strasbourg, au
terme d'un match maîtrisé, à deux semaines du début du tournoi
olympique de Londres.
En début d'après-midi, les Islandais avaient conquis la troisième
place du tournoi en prenant le meilleur sur les Tunisiens
(31-27). Les quatre équipes se retrouveront aux jeux Olympiques
de Londres.
Après avoir battu sans brio ces mêmes Tunisiens vendredi (31-24),
les hommes de Claude Onesta ont haussé leur niveau de jeu
dimanche face aux Espagnols, devant un public conquis de quelque
5.000 personnes.
Les Français ont quasiment fait la course en tête durant toute la
rencontre, engagée à un rythme élevé par les deux équipes. En
première mi-temps, ils ont compté jusqu'à cinq buts d'avance sur
les Espagnols (9-4, 11e), avant de regagner les vestiaires sur le
score de 18-14.
Ils ont notamment pu compter sur un Nikola Karabatic plus
saignant que contre la Tunisie. Positionné arrière gauche, il a
été le meilleur marqueur des Bleus (5 buts sur 7 tirs). A ses
côtés, l'ailier Michaël Guigou a aussi fait preuve d'efficacité
(4 buts sur 4 tirs).
Les deux équipes, qui font partie des favoris des JO, ont mis de
l'intensité dans la rencontre. Face à la défense agressive des
Bleus, menée par un Didier Dinart intraitable, un geste d'humeur
d'Aguirrezabalaga a couté un carton rouge à l'Espagnol (23e
minute) en première mi-temps.
Les "Experts" ont définitivement creusé l'écart en fin de seconde
période par un 5-0 entre la 21e (26-23) et la 28e minute du match
(31-23), terminant la rencontre avec sept buts d'avance (31-24).
En janvier, les Espagnols avaient infligé à la France sa première
défaite en ouverture de l'Euro-2012 en Serbie, que les Français
ont terminé à une décevante 11e place.
Pour Nikola Karabatic, "satisfait" à l'issue du match,
"l'agressivité est montée d'un cran". "Mais ça reste un match de
préparation, la vérité ne sera qu'aux jeux Olympiques", a-t-il
souligné.
En 2008, c'est après un France-Espagne victorieux en finale de ce
même Eurotournoi que les Français avaient décroché leur médaille
d'or aux jeux Olympiques de Pékin.