LONDRES (AFP)
Seize ans après Atlanta et ses deux titres olympiques, "la guêpe"
Laura Flessel n'a pas piqué lundi matin, sortie en huitième de
finale, et les espoirs de médailles bleues reposeront donc encore
sur les nageurs, Agnel en tête, avec du bronze également attendu
en judo.
Pour ses cinquièmes JO d'affilée, elle pouvait encore viser l'or,
après ses titres individuel et par équipes en 1996. Mais, sous
les yeux du président de la République François Hollande, en
tribunes, la N.4 mondiale, la Roumaine Simona Gherman, a brisé ce
rêve un peu fou.
Après avoir franchi le premier obstacle, l'Américaine Courtney
Hurley, 15 touches à 12, Laura Flessel-Colovic a donc chuté en
huitième de finale. Battue 15-13, la porte-drapeau de la
délégation française peut remettre son épée au fourreau, à 40
ans.
Du côté des tatamis, la France peut par contre encore ramener du
métal, du bronze, avec Automne Pavia, battue en demi-finale des
moins de 57 kg par la tête de série N.1 japonaise Kaori
Matsumoto.
Du bronze pourrait aussi venir de Ugo Legrand, battu en quart de
finale sur ippon par le Néerlandais Dex Elmont, durant le golden
score, les prolongations du judo, en moins de 73 kg. Il disputera
lui les repêchages face au Tadjik Rasul Boqiev, la porte d'entrée
pour le combat pour la médaille de bronze.
Mais les plus grands espoirs de médailles viendront encore des
nageurs, après la folle soirée de dimanche et les victoires du
relais 4x100 masculin et de Camille Muffat sur 400 m nage libre.
Yannick Agnel, dernier relayeur dimanche soir, et véritable héros
de la course avec sa remontée fantastique sur l'Américain Ryan
Lochte, tentera lui de décrocher un deuxième titre olympique avec
la finale du 200 m nage libre. Face à Lochte encore.
Quant à Camille Lacourt, le "beau gosse" de la natation
tricolore, il tentera sur 100 m dos de transformer son titre de
champion du monde en or olympique. Mais gare à Matt Grevers, un
Américain encore, auteur de la meilleure performance mondiale de
l'année lors des sélections américaines fin juin !
L'autre Camille de la natation française, la Niçoise Muffat, elle
a visiblement mal digéré sa victoire dimanche soir et ce matin
elle s'est qualifiée dans la douleur pour les demi-finales du 200
m libre.
"La nuit a été très, très, très courte! Je n'ai pas réussi à
trouver le sommeil malgré les somnifères", expliquait-elle lundi
matin: "Au bout de deux heures que j'étais couchée, j'ai ouvert
le tiroir pour sortir la médaille, +ah ouais, c'est vrai, elle
est belle!+ Je ne réalise pas...", a-t-elle ajouté, en précisant
ne rien attendre du 200, "que du bonus".
Du côté de l'équipe de France de tir, médaillée dimanche avec
Céline Goberville au pistolet à 10 m, la journée a été plus
difficile lundi. Pierre-Edmond Piasecki, N.5 mondial, a terminé à
la 6e place de la finale de la carabine à 10 m, loin de sa
performance du printemps, quand il avait remporté l'épreuve de
Coupe du monde disputée sur le même pas de tir de la caserne de
l'artillerie royale.
Dommage pour "Pep" qui a signé le 2e meilleur score de la finale,
mais qui avait pris trop de retard en qualifications dont il
était sorti en 8e position.