PARIS (AFP)
Pressenti pour former la charnière centrale titulaire du Paris SG
avec son compatriote Thiago Silva, le Brésilien Alex (30 ans)
fait pour l'AFP un tour d'horizon concernant son club qu'il
classe dans le "top 5 européen" et qui a "des chances de gagner
la Ligue des champions".
. L'adaptation
Le "Tank" (surnom hérité au PSV Eindhoven pour sa force physique)
est arrivé en janvier et s'est installé dans la défense centrale
parisienne (15 matches, 2 buts). "C'est toujours très difficile
d'arriver dans une nouvelle équipe, un nouveau club, il y a
beaucoup de démarches à faire pour soi et sa famille. Mais le
groupe m'a aidé à m'adapter, surtout les Brésiliens, qui m'ont
bien reçu et aidé pour la traduction. Je comprends bien le
français, mais j'ai du mal à le parler correctement (sourire).
J'essaie de progresser dans ma vie quotidienne".
. La présaison
"La saison dernière, je n'avais pas fait de présaison avec
Chelsea et je sentais que les autres joueurs étaient au-dessus.
Cette fois j'en ai fait une". Le Brésilien s'en veut surtout
d'être responsable sur le premier but encaissé face au Barça
samedi dernier au Parc des Princes (2-2).
"J'ai fait une erreur, je le reconnais, même si c'est aussi un
manque de chance. J'ai tendu le pied mais je n'ai pas touché le
ballon, et le joueur était dans la course, je n'ai pas eu le
temps de me retourner. Heureusement que c'était un amical
(sourire). J'y ai pensé beaucoup, pendant longtemps". Alex
reconnaît aussi que la vitesse n'est pas son point fort.
"J'aurais été meilleur en étant plus rapide".
. Ibrahimovic
Alex était dans le secret du transfert grâce à Maxwell, l'arrière
gauche parisien, ami de l'attaquant suédois avec lequel il va
partager à Paris une quatrième expérience commune (après Ajax,
Inter et Barça). "Je suis très content, il va nous beaucoup nous
aider, c'est une référence, autant pour son jeu que pour sa force
physique".
Et Zlatan a déjà séduit le vestiaire. "Depuis quelque jours qu'on
le côtoie, il a pas mal plaisanté, et le fait de parler plusieurs
langues l'a aidé. C'est une bonne personne, et sur le terrain il
est très professionnel. Mais à l'entraînement, c'est difficile
d'aller au duel avec lui !" (rires)
. Thiago Silva et Sakho
"Pour moi, Thiago est l'un des meilleurs défenseurs centraux du
monde, sinon le meilleur. Je le connais un peu: on s'est vu deux
fois avec la sélection, et on a passé une semaine à Barcelone
pour s'entraîner avec la sélection. On avait fait un match contre
la réserve du Barça".
Alex envisage déjà une rotation, "on pourra se partager les
matches, comme à Chelsea où on tournait beaucoup", et souligne
que Sakho, qui a perdu sa place dans le onze début 2012, "n'a
jamais baissé la tête". "Les autres joueurs français lui donnent
beaucoup de force. Ce n'est pas une situation facile pour lui,
mais lors de la présaison, il a beaucoup travaillé, les
attaquants ont beaucoup souffert avec lui ! (rires) Mamadou est
très fort, et très technique aussi, mais il est jeune".
. La saison
"On vient s'entraîner chaque jour avec l'idée de faire une bonne
saison. On doit gagner le championnat, tout le monde le dit. Mais
c'est toujours dur quand on joue chez des équipes considérées
comme petites: pendant quinze minutes, les supporters mettent la
pression et il faut la surmonter, il faut être concentré dès le
début de chaque match".
Sur le plan continental, "on est dans le top 5 européen. Tout le
monde sait que Barcelone est la meilleure équipe. Mais nous, on
est dans le top 5. On a des chances de gagner la Ligue des
champions, ça dépend de nous, de l'adaptation des joueurs qui
viennent d'arriver. On a un bon groupe".
"L'année dernière, c'est Chelsea qui a gagné", dit Alex dans un
sourire ironique sur son ancien club, sacré sans avoir brillé.
"On est au même niveau que cette équipe, voire meilleurs. Lors de
mes deux premières saisons à Chelsea (2007-2009, ndlr), l'équipe
était très forte, et maintenant le PSG est au même niveau".