TOULOUSE (AFP)
Le Stade toulousain, qui se présentait avec une équipe forte de
ses internationaux, s'est imposé sur le fil (23-22), vendredi
soir en ouverture de la saison 2012-2013 du Top 14, sur une
équipe de Castres qui l'a longtemps fait trembler.
Le ouf de soulagement poussé par le manager général Guy Novès
était symbolique de cette victoire étriquée obtenu grâce à un
essai de Matanavou à huit minutes du terme de la partie
annihilant les 22 points de Kockott (un essai et cinq pénalités).
Toulouse, longtemps mené, et qui a souvent eu des difficultés à
prendre le large face aux Tarnais, comme en demi-finale du Top 14
(24-15) ou lors de la saison régulière, s'est fait peur.
Avec la plupart de ses cadres (seuls Médard et Millo-Chluski
étaient absents sur blessures), le Stade toulousain, champion de
France en titre, a subi.
Avec ses principales recrues d'entrée, Castres, déjà bien en
jambes lors des matches amicaux avec trois succès sur
Carcassonne, Glasgow et les Harlequins, jouait crânement sa
chance, à l'image de Dulin ou Claassen très actifs.
Kockott, en réussissant un sans-faute sur coups de pied (trois
pénalités), permettait aux siens de prendre l'avantage, tandis
que Beauxis manquait deux pénalités et un drop.
En dépit d'un vent favorable en 1re mi-temps, les Toulousains ne
parvenaient pas à imposer leur jeu à des Castrais joueurs, comme
Bonnefond. Au contraire, ils étaient souvent pris en faute sur
les regroupements, permettant au CO de rester au contact jusqu'à
cinq minutes de la pause où coup sur coup, les Tarnais ployaient
sous les coups de boutoir et subissaient les pénalités de Beauxis
(36e et 40e).
Les joueurs de Novès, parmi lesquels Burgess et McAlister déjà en
verve, atteignaient la pause avec un avantage de six points
(15-9).
Si elle montrait parfois trop d'empressement, la mêlée
toulousaine, à laquelle il ne manquait que Millo-Chluski mettait
souvent à mal son vis-à-vis.
La chaleur sur Ernest-Wallon aidant, les esprits s'échauffaient
et l'arbitre Romain Poite avait du mal à calmer l'ardeur de
Maestri.
Déjà auteur de tous les points de son équipe, Kockott
refroidissait les Toulousains en s'échappant aux 40 mètres pour
filer à l'essai qu'il transformait (19-15, 53e).
Le Stade toulousain, invaincu à domicile depuis février 2010 (3-6
contre Toulon), tremblait, d'autant que Bouilhou puis Lamboley
écopaient de cartons jaunes.
Si McAlister, l'un des plus en vue, ramenait les siens à un
point, Kockott, intraitable, continuait son sans-faute au pied
jusqu'à ce que Matanavou, déjà auteur d'une belle percée, ne
parachève une action de ses avants (23-22, 72e).