Maurice a célébré ce mardi 9 février 2010 la Journée pour un Internet plus sûr. A cette occasion, plusieurs activités sont organisées afin de mieux conscientiser les internautes des dangers qui existent sur la toile. Pour marquer cette 7e édition, le thème y consacré est "Tu publies ? Réfléchis !".
Le National Computer Board (NCB) a organisé un atelier de travail sur les pratiques à adopter concernant les sites communautaires, au Mahatma Gandhi Institute, Réduit.
Conscientes que les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, etc) sont de plus en plus prisés par les jeunes Mauriciens, les autorités veulent les sensibiliser sur l’utilisation nuisible de leurs données personnelles par des tiers.
Les opérateurs ont aussi un rôle à jouer dans cet optique. Henry Jeanne, secrétaire permanent du ministère des Technologies de l´information et de la communication, estime que toutes les parties prenantes ont un devoir moral pour s’assurer que l’internet soit un endroit sûr pour les enfants.
"Je lance donc un appel aux opérateurs de points d’accès à internet et les cybercafés de mettre en place des dispositifs de filtrage et d’adopter des pratiques qui empêchent nos jeunes d’accéder ou d’être exposés à des contenus indécents et dangereux sur l’internet", a-t-il dit lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de travail.
Le NCB en collaboration avec l’organisme CERT-MU a aussi lancé la distribution de pamphlets sur le thème afin de mieux informer les internautes. Des séances de conscientisation sont aussi organisées dans les établissements secondaires en collaboration avec le ministère de l’Education.
Les NCB Cyber Caravans sillonnent le pays afin en ce mois de février afin d’atteindre les jeunes de toutes les régions.
La campagne lancée porte aussi sur le cyberbulling. Il s’agit d’harcèlement à travers l’internet, le téléphone mobile, sur des forums, entre autres. La première réaction face à ces actes d’intimidation est de simplement les ignorer. Il faut toujours préserver l’intégrité des mots de passe et de les changer régulièrement. Si les attaques persistent, la victime doit au préalable sauvegarder les attaques en format numérique ou imprimé et de faire une déposition à la police afin que celle-ci puisse démarrer une enquête.