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Hillary Clinton applaudit les accomplissements de l’AGOA à l’ouverture de son 11e Forum

  • 18 Jun 2012
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Hillary Clinton applaudit les accomplissements de l’AGOA à l’ouverture de son 11e Forum La secrétaire d’État Clinton dit que l’objectif de l’AGOA est "d’œuvrer en partenaires pour promouvoir la croissance et la prospérité afin que plus de gens puissent bénéficier des relations économiques entre nos pays".

La secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton a inauguré le 11e Forum États-Unis-Afrique subsaharienne de coopération commerciale et économique, connu sous le nom de Forum de l’AGOA, à Washington en applaudissant, dans ses propos liminaires, le grand succès de ce programme central de développement économique.

"L’AGOA a contribué à accroître le commerce et les investissements et ouvert la porte à de nouvelles possibilités", a déclaré Hillary Clinton le 14 juin au département d’État. L’AGOA a mené à la création de nouveaux emplois, à la naissance de nouveaux secteurs et de nouvelles possibilités commerciales pour les gens de tous les pays qui sont représentés ici, ainsi que pour les États-Unis. »

En 2011, a noté la secrétaire d’État, le total des importations aux États-Unis en provenance des pays admissibles à l’AGOA était six fois supérieur à leur niveau d’il y a une décennie. Depuis l’entrée en vigueur de l’AGOA en 2000, les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne ont enregistré une hausse de 300 %, atteignant un total qui dépasse les 716 milliards de dollars. Le commerce bilatéral s’est élevé à 95 milliards de dollars en 2011, et devrait atteindre un autre niveau record en 2012, a indiqué le 13 juin le représentant adjoint des États-Unis pour le commerce extérieur, Demetrios Marantis lors d’un point de presse.

Hillary Clinton a souligné que le commerce entre l’Afrique et le reste du monde s’est aussi accru de manière exponentielle, triplant au cours de la dernière décennie quand les investissements privés étrangers ont finalement surpassé l’aide publique.

Elle a indiqué que les investissements internationaux en Afrique devraient continuer à s’accroître du fait que le continent offre le meilleur taux de rendement sur les investissements directs étrangers par rapport à toutes les autres régions en développement du monde.

"En effet, c’est la seule région en développement où l’on s’attend à une hausse du taux de croissance cette année", a-t-elle ajouté.

L’Afrique est l’une des régions où la croissance est la plus rapide, avec six des dix pays qui connaissent le taux de croissance le plus accéléré du monde.

"La classe moyenne s’élargit, les dépenses de consommation sont à la hausse, les centres urbains se transforment en centres économiques d’une importance vitale", a expliqué Hillary Clinton. En 2012, a-t-elle lancé, l’Afrique est le continent des grandes possibilités.

Mais les progrès accomplis ne diminuent en rien l’énorme potentiel que recèle encore l’Afrique en matière de commerce et d’investissements, a affirmé la secrétaire d’État.

Elle a souligné l’importance de développer l’infrastructure, qui est le thème du forum cette année. Pour que l’Afrique réalise son plein potentiel, dit-elle, le continent doit cibler le développement de son infrastructure physique, notamment les routes et les ports, et construire des réseaux modernes de distribution de l’électricité.

Il sera tout aussi crucial, a noté Mme Clinton, d’améliorer l’infrastructure des réglementations afin qu’il soit plus facile d’enregistrer une nouvelle entreprise ou d’obtenir un permis de construire.

Et enfin, il sera également important que l’Afrique investisse dans son infrastructure humaine.

"A l’heure où plus de 60 % de la population de l’Afrique subsaharienne est âgée de moins de 25 ans et que des millions de jeunes sont au chômage, un effort concerté s’impose : nous devons tous contribuer à doter ces jeunes [de compétences], et les soutenir car nos économies et nos sociétés ont besoin de leurs talents, de leur énergie et de leurs idées", a déclaré Hillary Clinton.

"Cela est tout aussi vrai pour les femmes », a-t-elle souligné. Appuyer les femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat, a dit Mme Clinton, peut avoir « un effet multiplicateur » sur les économies croissantes. C’est l’une des raisons pour lesquelles les États-Unis « soutiennent fermement l’autonomisation économique des femmes non seulement en Afrique mais à travers le monde".

La secrétaire d’État a annoncé un nouveau partenariat forgé entre le Programme pour l’entrepreneuriat féminin en Afrique (AWEP) et Intel, la fondation Exxon Mobil, l’organisation non gouvernementale Vital Voices et la fondation Cherie Blair pour les femmes, un partenariat qui vise à donner aux femmes un accès accru à une formation en compétences numériques et en gestion d’entreprise, et aussi à du mentorat professionnel.

"Grâce à des programmes comme l’AWEP et les partenariats forgés par le biais de l’AGOA, nous voyons de nos propres yeux la transformation économique qui s’effectue », a déclaré Mme Clinton. La session actuelle du Programme pour l’entrepreneuriat féminin en Afrique se déroule du 4 au 23 juin aux États-Unis et les participantes sont à Washington pour assister au forum de l’AGOA.

Hillary Clinton a aussi annoncé la proclamation de la première Journée de la conduite des affaires économiques dans le monde (Global Economic Statecraft Day) qui vise à mettre en relief l’importance que les États-Unis accordent aux questions économiques dans le cadre de leur politique étrangère.

"Nos diplomates s’impliquent davantage dans les dossiers économiques car nous savons tous que les forces économiques déterminent de plus en plus l’état de notre monde et que nos économies sont de plus en plus interdépendantes", a opiné Hillary Clinton.

La secrétaire d’État a aussi soulevé le dossier des textiles fabriqués en pays tiers, une disposition cruciale de l’AGOA qui représente un soutien considérable pour les secteurs des textiles et du vêtement et qui vient à expiration en septembre. Elle a souligné que nombreux sont ceux aux États-Unis qui appuient cette disposition et le département d’État travaille étroitement avec ses partenaires au Congrès pour accélérer le processus de prorogation. Elle s’est dite confiante que la disposition sera renouvelée.

Hillary Clinton a indiqué qu’en début de journée, le président Obama avait signé une nouvelle directive sur la politique à l’égard de l’Afrique subsaharienne, énonçant une stratégie qui invite les pays à œuvrer en partenaires afin de réaliser leurs objectifs communs et de relever les défis qu’ils partagent.

"Il ne s’agit pas seulement de croissance économique mais aussi de progrès démocratique, de sécurité améliorée et de gains dans le développement, car ces facteurs en commun nous permettront de renforcer la sécurité, la prospérité et les démocraties à travers toute l’Afrique, a dit Hillary Clinton. Ce faisant, nous contribuerons à réaliser le rêve d’un avenir de paix, de liberté, de prospérité et de dignité pour tous les Africains. »

La secrétaire d’État a tenu ses propos suite à l’allocution du Représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, Ron Kirk, et de la ministre ghanéenne du commerce, Hanna Tetteh.

Le Forum de l’AGOA 2012 réunit plus de 600 participants, notamment de hauts responsables des gouvernements des États-Unis et de pays africains, des membres du secteur privé et des représentants de la société civile. Il a été précédé d’un programme de deux jours consacré à la société civile les 12 et 13 juin à Washington, et sera suivi du Programme pour l’entrepreneuriat féminin en Afrique. Le Corporate Council on Africa accueille sa propre conférence sur l’infrastructure les 18 et 20 juin à Washington, puis le Sommet américano-africain des entreprises se tiendra les 21 et 22 juin à Cincinnati (Ohio).

L’AGOA, la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique promulguée en 2000 par le président Bill Clinton, vise à élargir le commerce et les investissements entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne. Elle accorde des préférences commerciales aux 40 pays africains admissibles sous la forme de l´abrogation de presque tous les droits de douane sur la plupart de leurs exportations vers les États-Unis. En outre, cette loi élimine d´autres barrières commerciales et douanières pour stimuler la croissance économique, encourager l´intégration économique et faciliter l´intégration de l´Afrique subsaharienne à l´économie mondiale.

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