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Air Mauritius réduit ses pertes pour le premier trimestre

  • 9 Aug 2012
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Air Mauritius réduit ses pertes pour le premier trimestre La compagnie reste mobilisée sur la mise en œuvre du plan de transformation. Un contexte difficile pour l’aérien et le tourisme mondial.

Le transport aérien continue de subir les effets de la crise économique mondiale avec une croissance à la baisse, conséquence de la dégradation de la confiance des ménages et du climat des affaires.

Par ailleurs, la baisse du carburant sous la barre des 100 dollars le baril Brent aura été très éphémère et les cours ont vite pris l’ascenseur pour se retrouver autour des 110 dollars en moyenne - le prix du carburant demeurant toujours élevé pour les compagnies aériennes.

La dépréciation de l’euro par rapport au dollar a pour conséquence une dégradation des résultats des compagnies européennes et celles ayant une activité conséquente en Europe à l’instar d’Air Mauritius.

Les consommateurs affichent depuis peu une grande prudence ace à l’incertitude qui persiste au niveau de l’économie mondiale et, en particulier, au niveau de l’économie européenne.

L’Europe demeure en effet durablement l’économie la plus affectée et les perspectives de reprise à un horizon proche demeurent précaires.

Le tourisme mauricien, qui dépend en grande partie des arrivées d’Europe, voit celles-ci chuter de 11% pour le trimestre.

Air Mauritius résiste et affiche une légère amélioration de ses résultats Air Mauritius, anticipant les difficultés et tenant compte de la fragilité du marché européen, avait déja commencé à rééquilibrer sa croissance vers les pays du pourtour de l’Océan Indien et de l’Asie.

Dans cette optique, la suppression des vols longs courriers et le renforcement du réseau autour des hubs courts et moyens courriers annoncés en février dernier permettront d’accélérer ce rééquilibrage nécessaire même si les effets ne devraient se faire sentir qu’au second semestre.

Ce premier trimestre est donc conforme aux prévisions avec un solde net négatif de 10,4 millions d’euros (en légère amélioration de 1,5 millions d’euros sur l’exercice précédent), reflétant ainsi l’atonie des secteurs touristiques et aériens. La facture du carburant reste stable mais la dégradation des taux de changes (notamment euro/dollar) alourdit les comptes de 8 millions d’euros, par rapport à l’exercice précédent.

A taux de change constant, la compagnie aurait réduit ses pertes à 2,4 millions d’euros pour le trimestre.

Les performances commerciales atteignent de nouveaux sommets Le nombre de passagers progresse de 7,4 % pour atteindre un record 292,449 (la capacité déployée en augmentation de 9,1 % et atteignant ainsi un record de 430,106 sièges) alors que les arrivées touristiques progressent de 2% pour le trimestre.

L’augmentation de notre part de marché, et ce malgré une concurrence accrue, démontre la pertinence et la cohérence de la politique commerciale de la compagnie.

Le taux de remplissage de 74,9% est conforme à la moyenne pour le premier trimestre de l’année alors que le revenu opérationnel fait un bond de 12.5% pour atteindre un record de 104,5 millions d’euros.

Ces résultats confortent le statut de la compagnie en tant que leader et premier partenaire pour le secteur touristique et sont de bon augure pour le reste de l’exercice. Mobilisation générale autour du plan de transformation pour résister au contexte difficile.

Le plan de transformation progresse de manière satisfaisante et plusieurs interventions ont déjà été enclenchées sur le réseau, le commercial, le ‘revenue management’ et la réduction des coûts.

Un grand projet ‘Client’ a été lancé et un programme de formation impliquant l’ensemble du personnel déjà mis en route.

Les résultats de tous ces chantiers devraient être visibles durant le deuxième semestre de l’exercice en cours – la compagnie étant désormais mobilisée pour un retour à l’équilibre financier au plus vite.

Toutefois, l’incertitude causée par la crise économique mondiale, et en particulier les difficultés majeures en Europe (avec ses conséquences néfastes sur le tourisme notamment long courrier), la concurrence féroce, la volatilité du prix du carburant et finalement celle du taux de change euro/dollar, imposent une vigilance accrue.

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