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Dr S. K. Gungadin : "Michaela Harte a été étranglée"

  • 15 Jun 2012
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Dr S. K. Gungadin : "Michaela Harte a été étranglée"
Michaela Harte a bel et bien été étranglée, et ce… à mains nues. Aucun objet en particulier n’a été utilisé pour la tuer. Ce sont les propos du médecin légiste, Dr Sudesh Kumar Gungadin, qui avait pratiqué son autopsie. La victime est morte entre 14h30 et 15 heures le 10 janvier 2011.

“No belt could have been used in this case. The asphyxia has been caused by manual strangulation. The injuries are compatible with pressure of the hand as well as the use of the forearm”, a soutenu le Dr Sudesh Kumar Gungadin. “This is not at all a ligature strangulation”, qui signifie qu’aucun objet en particulier n’a été utilisé pour étrangler la jeune femme, a-t-il précisé. Son ou ses agresseurs l’ont tuée à mains nues.

Interrogé sur la possibilité que Michaela Harte soit morte noyée, le témoin a répondu que ce n’est en aucun cas une noyade. L’Irlandaise a été étranglée dans sa chambre d’hôtel le 10 janvier 2011, alors qu’elle était à Maurice avec son mari dans le cadre de leur lune de miel.

Le chef du département médico-légal a été appelé à la barre des témoins, jeudi, au procès en cour d’assises sur l’assassinat de Michaela Harte. Il a expliqué dans les plus amples détails son rapport d’autopsie qui a attribué la mort de la jeune femme à une “asphyxia due to compression of the neck”.

Lors de son interrogatoire par le représentant du Parquet, aux Assises, jeudi, le Dr Sudesh Kumar Gungadin s’est penché sur les ecchymoses et les égratignures retrouvées sur le corps de la victime, principalement sur son cou et sa tête. Il a affirmé que la défunte était, à un moment, en contact avec une surface dure et c’est ce qui a provoqué les bleus sur sa tête. La jeune femme avait également saigné du nez.

Me Medhi Manrakhan a questionné le témoin s’il y avait des blessures aux pieds de la victime car selon la version d’Avinash Treebhowon, il avait attrapé les pieds de la jeune femme. Question à laquelle le médecin légiste a répondu par la négative.

Le témoin a expliqué que les égratignures sur le cou de la victime proviendraient soit des ongles de la victime ou de son/ses agresseurs. “Le fait est que la lutte a été violente, n’importe qui aurait lutté et tenté de repousser cette force appliquée sur le cou. D’où les marques causées par les ongles”, a-t-il déclaré. Michaela Harte s’est débattue avant de finalement succomber.

Lors de son contre-interrogatoire par Me Rama Valayden, avocat de l’accusé No 2, le témoin a souligné qu’il n’a pas examiné John James Mc Areavey “as an accused”.

“I did not examine him as there was no magistrate authority. I was not asked to”, a dit le chef du département médico-légal.

De plus, il a dit avoir aussi examiné Avinash Treebhowon, Sandeep Mooneea et Raj Theekoye mais pas Dassen Narayanen. Aucune blessure n’a été décelée sur ceux qu’il a examinés.

Ce sont les membres du jury qui ont interrogé le témoin sur l’heure de la mort de Harte. Il a répondu que “estimating the time of death is not an exact science” mais en voyant les caractéristiques que présente le corps après la mort, on peut déduire le laps de temps durant lequel la victime est morte. Selon le médecin légiste, la victime est décédée entre 14h30 et 15 heures le 10 janvier 2011.

Par ailleurs, le contre-interrogatoire du chef de la MCIT Yousouf Soopun s’est également poursuivi en début de séance. Il lui a été demandé de produire les enregistrements des caméras de surveillance des 9 et 10 janvier 2011 en cour ce vendredi. Il a affirmé que son équipe avait pris ces enregistrements durant l’enquête et les avait placés sous la garde de la MCIT et que personne n’y a interféré.

Le juge Fekna a ordonné - après la motion présentée par Me Valayden à laquelle Me Manrakhan n’a pas objecté - que des dispositions soient prises pour la projection de ces vidéos durant la séance du jour.

Avantage poursuite

Le juge Pritviraj Fekna a penché en faveur de la poursuite dans son ruling sur la motion logée par la défense qui souhaitait que la poursuite lui communique “further particulars of the charge”. Dans l’énoncé du ruling, il a avancé qu’il n’y a pas de ‘sufficient grounds’ de la part de la défense pour que la poursuite lui fournisse plus de détails. Par ailleurs, le bureau du directeur des Poursuites publiques (DPP) a émis un communiqué jeudi pour mettre en garde la presse contre tout outrage à la cour. Tout en déclarant que le procès doit suivre son cours, le DPP a soutenu que “there have been instances of misreporting and attempts to disseminate material which are not presently before the Court”. Il a également souligné que “publications or any other conduct intended to impede or prejudice the administration of justice constitute a contempt of court and are punishable as such under section 18C of the Courts Act”.

Source: Le Matinal

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